POSTERS

Interventions Physiques

Lombalgies chroniques non spécifiques : apport des signatures motrices dans l'optimisation de la prise en charge

Les lombalgies chroniques non spécifiques (LCNS) sont souvent mal interprétées quant aux origines de la douleur. Dans ce contexte, les fasciae peuvent être une cible intéressante dans un traitement non médicamenteux pour 3 raisons : leur omniprésence dans nos muscles ; leur lien privilégié avec le système neurovégétatif ; la densité énorme de récepteurs sensoriels (avec une spécificité hormonale). En parallèle, des données montrent que notre façon de bouger (qualifiée de signature ou préférence motrice) est très spécifique, voire unique, questionnant l’efficacité de certains traitements standardisés. Depuis plus de 10 ans, ces constats nous ont amené à utiliser une méthode fondée sur cette double entrée pour optimiser la mise en place de nos protocoles basées sur la technique manuelle des points gâchettes myofasciaux, classiquement utilisée dans les LCNS. Il devient possible de regrouper les patients en clusters selon leurs préférences motrices. Celle démarche dénote de celle proposée récemment, fondée sur le diagnostic d’un seul muscle. Selon nous, cette démarche est trop limitative du fait que notre organisme est une structure biotensègre. L’analyse des chaînes myofasciales préférentielles et leurs synergies s’avère plus judicieuse car elle s’inscrit dans une approche multifactorielle. Conclusion : Les signatures motrices expliquent en grande partie les différences interindividuelles des manifestation cliniques dans le cadre des LCNS. Leur prise en compte dans le diagnostic et le traitement s’avère un atout intéressant pour aider au mieux le patient et optimiser l’accompagnement du sujet.

Intérêt de la sophrologie en onco-hématologie pédiatrique.

Introduction : Les thérapies alternatives et complémentaires, dont la sophrologie, sont de plus en plus développées en onco-hématologie pédiatrique. Cette thérapie est prescrite par les médecins dans notre centre chez les patients pédiatriques, adolescents et jeunes adultes présentant des signes évocateurs de stress, d’angoisse ou de troubles du sommeil.
Méthodologie : Nous avons conduit une étude rétrospective sur les patients ayant bénéficié de séances de sophrologie.
Résultats : 504 séances ont été réalisées en 2020 chez 170 patients (3.0 séances en moyenne/patients). 43% des patients (73 patients) étaient suivis dans le cadre du Département Adolescents-Jeunes Adultes Atteints de Cancer (DAJAC). 16.7% des séances étaient des séances d’hypnoanalgésie (84/504), 83.3% (420/504) des séances de sophrologie. Parmi les séances de sophrologie, 33.3% (140/420) ont été réalisées en duo avec la réflexologue plantaire. Les indications pour les séances de sophrologie étaient la détente dans 46.7% des cas (196/420), l’angoisse dans 24.0% des cas (101/420), la douleur dans 7.9% des cas (33/420), le stress dans 6.2% des cas (26/420) et d’autres motifs dans 15.2% des cas (64/420).
Conclusion : cette étude rétrospective permet de mettre en évidence une place non négligeable de la sophrologie dans le cadre des thérapies alternatives et complémentaires chez l’enfant, l’adolescent et le jeune adulte atteint de cancer. Le nombre de séances réalisés permettra la conduite d’une étude prospective afin d’évaluer l’impact de cette thérapie sur les différents symptômes présentés par les patients.

Apport de l'acupression auriculaire dans les troubles de stress et de l'anxiété

Introduction : L’auriculothérapie, technique médicale découverte par Paul Nogier (Lyon) est effectuée depuis le pavillon de l’oreille, lequel est innervé directement par les nerfs cervicaux C2-C3 sympathiques pour la partie basse (le lobule) et des nerfs crâniens : trijumeau V, sympathique, pour la partie haute ; pneumogastrique ou vague X, parasympathique, pour la partie centrale (conque).
Parmi les techniques réflexes, l’acupression auriculaire (méthode développée par le Dr Yves Rouxeville) est efficace et rapide surtout si la localisation des points est précise au millimètre près.
Objectif : Le but de l’étude observationnelle réalisée sur est d’évaluer la diminution du niveau de stress et de l’anxiété.
Méthode : Cinq séances à raison d’une par semaine.
Soin des deux oreilles ; traitement de chaque point : point zéro, point zéro prime, Shen Men, Oméga pendant le temps recommandé avec un bâtonnet de verre, dispositif médical (norme CE).
Six sujets volontaires reconnaissants subir une anxiété notable et récente.
L’efficacité du suivi a été évalué par une échelle validée, l’échelle HAD et une autoévaluation entre 0 et 10 du niveau de tension nerveuse – stress, anxiété.
Résultats : L’autoévaluation du niveau du stress et de l’anxiété montre une diminution de 2.75 points sur 10 entre la première et la dernière séance.
L’évaluation moyenne de l’échelle HAD lors du suivi, met en avant une nette baisse de plus 20 % de diminution pour le niveau d’anxiété et de dépression. Un équilibre entre l’anxiété et la dépression est perçus par les sujets.
Conclusion – Discussion : L’aide apportée par la stimulation des zones réflexes auriculaires permet aux sujets de retrouver un équilibre général et une meilleure évaluation des évènements du quotidien au fur et à mesure des séances.

Intérêt de la réflexologie plantaire en onco-hématologie pédiatrique, adolescente et adulte jeune

Introduction : depuis plusieurs années, des séances de réflexologie plantaire sont proposées aux enfants, adolescents et adultes jeunes traités dans notre centre. Ces séances sont prises en charge par une association, et sont administrées par une reflexologue formée à l’Ecole des Techniques en Réflexologie.

Méthodologie : il s’agit d’une étude rétrospective observationnelle conduite sur les patients pris en charge entre 2018 et 2020 pour des séances de réflexologie plantaire prescrites par des médecins dans des indications d’angoisse, de troubles digestifs, de troubles du sommeil et de douleurs prolongées.

Résultats : 893 séances ont été réalisées, chez 240 patients (3.7 séances en moyenne/patients). Parmi ces patients, 116 avaient moins de 15 ans et 124 de 15 à 25 ans. 106 patients présentaient une tumeur oncologique, 127 une tumeur hématologique, 7 une pathologie d’hématologie bénigne. Les motifs de prise en charge étaient pour 62.8% de l’anxiété (561 séances), pour 15.0% des nausées et des vomissements (134 séances), pour 9.1% des douleurs (82 séances), pour 9,7% des troubles digestifs (87 séances), pour 3.2% des troubles du sommeil (29 séances).

Discussion : cette brève expérience monocentrique démontre un réel intérêt de la prise en charge en réflexologie plantaire chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte jeune atteint de cancer, avec des motifs de prise en charge divers. Une étude prospective évaluant l’efficacité de cette prise en charge doit être conduite.

Acupression auriculaire, cas de lombalgie

Cette étude porte sur l’acupression auriculaire en cas de lombalgie chronique.
Trois patients atteints de lombalgies chroniques sont séléctionnés.
L’étude définit la technique réflexe qu’est l’acupression auriculaire ainsi que l’état des lieux de la discipline.Elle présente le protocole de soins et les modalités de traitement. L’évaluation est basée sur l’échelle de douleur (0 pas de douleur, 10 douleur maximale).
Les résultats apparaissant sous forme de graphique nous indiquent une diminution significative de la douleur chez deux patients sur trois. La poursuite de l’étude sur un plus grand nombre de cas est envisagée.

Intérêts de la fasciathérapie pour la prise en charge de la lombalgie chronique commune en physiothérapie : étude randomisée en clusters

Des recherches récentes ont mis en évidence l’implication possible du fascia dans la lombalgie et des études ont montré le rôle des thérapies manuelles des fascias dans le traitement de la lombalgie. En France, des kinésithérapeutes ont recours à la fasciathérapie aux différentes phases de la lombalgie, estimant qu’elle améliore leur prise en charge kinésithérapique. Toutefois, aucune étude n’a à ce jour mis en évidence l’efficacité propre de la fasciathérapie et sa complémentarité avec la kinésithérapie.
Cette étude a pour objectif d’évaluer l’efficacité de la fasciathérapie seule et associée à la kinésithérapie et d’identifier les apports spécifiques de chacune de ses ces INM dans la prise en charge de la lombalgie commune.

Il s’agit d’une étude randomisée en clusters, incluant 180 patients lombalgiques chroniques répartis dans trois groupes de kinésithérapeutes (soins de masso-kinésithérapie, soins de masso-kinésithérapie et de fasciathérapie, soins de fasciathérapie). Le recrutement des kinésithérapeutes est réalisé par l’association FasciaFrance. La randomisation en trois groupes sera réalisée par blocs de taille aléatoire. Tous les patients recevront 5 séances qui seront effectuées sur une durée maximum de 3 mois.
Le critère d’évaluation principal sera la douleur (EVA), les critères d’évaluation secondaires seront l’évaluation Fonctionnelle (Auto-questionnaire de DALLAS), l’évaluation de la Qualité de vie (SF-12), l’évaluation Psychologique (STAI Y) et l’évolution éventuelle de la consommation médicamenteuse. L’analyse statistique sera effectuée avec le logiciel Stata par l’équipe du CHU de Clermont-Ferrand.

Cette étude a reçu un avis favorable le 14 décembre 2020 par le CPP d’Île de France pour un début en février 2021. Les résultats devraient contribuer à mieux comprendre pourquoi des kinésithérapeutes ont recours à la fasciathérapie dans leur prise en charge de la lombalgie et à identifier les dimensions de la lombalgie chronique (douleur, anxiété, fonction, qualité de vie) sur lesquelles la fasciathérapie est efficace. 

Mesurer les effets du Handikite, sport nature extrême, proposé depuis 7 ans comme instrumentation d'éducation physique thérapeutique multihandicap à l'APAHJ Guyane

Objectif : Nous étudions un outil d’évaluation et de surveillance d’activités physiques adaptées, pour en faciliter l’intégration comme INM dans des parcours de soins et de santé.
Méthode : Handikite est une recherche-action de l’APAJH-Guyane qui, adaptant la pratique de kitesurf aux dispositions du sujet, allie des dynamiques d’ordre moteur, émotionnel, organique et psychique centripètes et centrifuges.
En 2020, 29 enfants et 8 adultes PSH participent à 124 heures d’activités Handikite. L’observation de ces effectifs ont permis aux thérapeutes, chacun évaluant avec la rhétorique professionnelle disciplinaires de leurs échelles de mesure spécifiques, de confirmer que le Handikite permet des améliorations des fonctions sensori-motrices et cognitives et une résilience des sentiments d’isolement ou de mal-être.
Résultats : Les activités Handikite, sensations riches et émotions fortes déclenchent syntonies, nouvelles affordances et meilleure conscience d’être : évènements cénesthésiques (GRAUX, et al., 2011) qui trouvent à se réinvestir durablement. Le dispositif semble constituer un référentiel d’expériences qui corrèlent proprioceptions, sensations et émotions pour organiser, développer l’espace des mouvements et celui du corps propre.
En coordonnant les systèmes d’évaluations des différents champs disciplinaires, nous cherchons à produire un outil de mesure des effets de cette APA sur la cénesthésie.
Discussion : L’opportunité de disposer d’une équipe pluridisciplinaire a permis une mise en commun de systèmes d’évaluation symptomatiques complémentaires et une méthodologie d’Analyse d’Intervention en Réseau (GAULD, 2019)
Cela nous a facilité l’étude des gains obtenus dans l’efficacité fonctionnelle et la conscience de soi, par l’engagement psychocorporel intense mobilisé par le contexte de sport nature, de sport extrême, de tandem et de psychomotricité. (LOUVIOT, 2020)
Perspectives : Cette étude rétrospective a rassemblé les données colligées par des acteurs issues de disciplines différentes, observé les faits significatifs et discuté des méthodes d’observation et de surveillance. En 2021, Elle se continue par des essais prospectifs et une étude clinique protocolaire pluridisciplinaire et multicentrique

Perspectives humaines et numériques d'accompagnement à l'observance des techniques respiratoires dans le cadre d'une réhabilitation cardiaque

En tant que kinésithérapeute au C.H.U. de Montpellier et enseignante chercheuse en dispositif de communication innovante, nous avons travaillé sur la problématique de la non observance des techniques de cohérence cardiaque dans le cadre d’une réhabilitation cardiaque à moyen et long terme et de la place des objets connectés dans ce cadre. De nombreuses études quantitatives montrent l’intérêt de ces techniques respiratoires pour ce type de rééducation. Néanmoins, nous ne connaissons pas les causes de la non observance des patients ayant une pathologie cardio-vasculaire chronique à moyen et long terme. Ainsi, les études existantes ne nous permettaient pas de comprendre le patient et de saisir ce qui pouvait le rendre acteur de sa rééducation.
Dès lors nous avons fait le pari d’entrer dans une approche compréhensive et de mettre en place une méthodologie qualitative pour tenter de comprendre les raisons de cette non observance. Ainsi nous avons organisé des enquêtes qualitatives et conçu un livret (carnet de bord) d’accompagnement suite à la première phase d’enquêtes. Il a été prégnant de voir comment la résolution de ce type de problématiques mais aussi l’approche choisie, nous a amené à sortir du schéma classique hypothético-déductive souvent préféré en paramédical, pour entremêler plusieurs compétences et plusieurs disciplines pour lire les résultats recueillis et proposer des solutions propices à une optimisation de l’observance des techniques de cohérence cardiaque chez ces patients. Un recadrage conceptuel a été nécessaire afin de recentrer nos propos sur les perceptions, attentes et motivations des patients. La théorie des motivations (TAD) et celle de l’auto-efficacité (Bandura), nous ont ainsi permis de mettre en place des perspectives humaines et numériques proactives d’aide et d’accompagnement à l’observance des techniques respiratoires propices à la réhabilitation cardiaque sur le moyen et long terme.

Étude de faisabilité d'un exercice physique aigu pré-administration de l'immunothérapie et de la chimiothérapie auprès de patients atteints d'un cancer bronchique non à petites cellules métastatique : l'étude ERICA

Contexte : L’introduction récente de l’immunothérapie chez les patients atteints d’un cancer du poumon métastatique (CBNPCm) a permis d’améliorer la survie de manière significative. Cependant, la qualité de vie reste médiocre dans cette population, les patients observant de nombreuses complications comme la dyspnée, la fatigue, l’altération de la condition physique, liées au cancer et ses traitements. Certaines études ont suggéré que ces effets délétères pourraient être réversibles grâce à l’immunomodulation induite par l’exercice physique. Objectif : ERICA vise principalement à évaluer la faisabilité d’un exercice physique aigu pré-administration des traitements chez des patients atteints d’un CBNPCm (n=30). Méthodes : Les patients seront randomisés en deux groupes (exercice et témoin). Ils bénéficieront tous de recommandations en activité physique à l’inclusion ainsi que de 2 bilans nutritionnels. Les patients du groupe “exercice” (n=20) réaliseront un exercice physique aigu avant (

INM-Médicaments : s'allier pour lutter contre SARS-CoV-2. Exemple de SOS COVID19, un essai clinique multicentrique, randomisé, contrôlé, en double aveugle, évaluant l'efficacité complémentaire de la neuromodulation auriculaire

Le nerf vague pourrait contrôler l’orage cytokinique grâce à l’activation de la voie cholinergique anti-inflammatoire. La stimulation non-invasive du nerf vague via l’insertion d’aiguilles semi-permanentes sur les oreilles (Neuromodulation Auriculaire, NA), semble la plus adaptée à une pandémie.
Notre étude multicentrique randomisée contrôlée en double aveugle, a évalué l’effet d’une neuromodulation, NA ou sham (notée NS), dans les 72 heures après hospitalisation de patients adultes, admis pour pneumopathie COVID+ nécessitant oxygénothérapie non-invasive et traitements médicamenteux.
Le critère d’évaluation principal était la comparaison entre les deux bras (NA ou NS) du pourcentage de patients s’étant améliorés d’au moins deux points à J15 sur une échelle d’évaluation clinique à 7 niveaux (0 = normale; 7 = décès, Cao et coll., 2020) ou sortis de l’hôpital (hors transfert). Les critères secondaire évaluaient l’effet du traitement à J15 sur le taux de transfert en réanimation et la survie.
Il était prévu d’inclure 60 patients mais l’étude a été arrêtée prématurément pour futilité après analyse intermédiaire. Seuls 29 patients ont pu être analysés (14 NA, 15 NS).
Le traitement par neuromodulation a été bien toléré: aucun effet secondaire n’a été reporté. NA n’a permis d’améliorer significativement ni l’état clinique des patients à J15 (64.3 % (n=9) des patients NA se sont améliorés d’au moins 2 points versus 80.0% des patients SN (n=12), p = 0.43) ni les critères d’évaluation secondaires (aucun patient NA n’est décédé, contrairement à un patient SN (81 ans); 2patients NA ont été admis en réanimation (73 et 79 ans) contre un seul SN (59 ans).
Cependant, les deux groupes étaient très différents concernant l’âge et le sexe. Dans le groupe NA, les patients étaient nettement plus âgés et majoritairement masculins (âge median 75.5 vs 65 ans; 79% d’hommes vs 47%). D’autres études sont nécessaires pour confirmer et clarifier ces résultats.

Interventions Nutritionnelles

Evaluation of efficacy of Plantago species for human affections of digestive system

Plantago afra L., P. arenaria Waldst. & Kit., P. asiatica L., P. lanceolata L., P. major L. and P. ovata Forssk. are well-known as anti-inflammatory, antioxidant and immunomodulatory natural resources [1]. They are reported in traditional medicines and Pharmacopoeias as intestinal transit regulators, for their wound healing property, in cough treatment and to act on inflammatory symptoms in some chronic diseases. Seeds of several species sold as Ispaghul and Psyllium produce mucilage which explains both traditional and current uses as natural laxative agent based on changes in the intestinal resorption of lipids and sugars [2-3]. Leaves of Plantago species produce various phenolic compounds with antibacterial and anti-inflammatory properties [1-2]. In the present work [4-6], we discuss on efficacy of Plantago species uses to prevent or treat affections related with digestive system comparing various experimental approaches.

1- Fons F., Gargadennec A., Rapior S. Culture of Plantago species as bioactive components resources: a 20-year review and recent applications. Acta Bot. Gallica 2008; 15(2), 277-300.
2- Sarfraz R.M., Khan H., Maheen S. et al. Plantago ovata: a comprehensive review on cultivation, biochemical, pharmaceutical and pharmacological aspects. Acta Pol. Pharm. 2017; 74(3), 739-746.
3- Rahimi R, Shams-Ardekani MR, Abdollahi M. A review of the efficacy of traditional Iranian medicine for inflammatory bowel disease. World J. Gastroenterol. 2010; 16(36), 4504-4514.
4- Rodr??guez-Cabezas M.E., Gálvez J., Camuesco D. et al. Intestinal anti-inflammatory activity of dietary fiber (Plantago ovata seeds) in HLA-B27 transgenic rats. Clin. Nutr.; 2003; 22(5), 463-471.
5- Nagafabadi M.S, Aghah S., Yousefi S.S. et al. Comparison of the plant Plantago major and the drug Colofac on clinical symptoms in IBS Patients. Int. J. Life Sci. 2015; 9(5), 108-112.
6- Farca? A.D., Mo? A.C., Pârvu A.E., In vivo pharmacological and anti-inflammatory evaluation of xerophyte Plantago sempervirens Crantz. Oxid. Med. Cell Longev. 2019; 5049643, 13 p.

Place du cannabidiol chez les patients épileptiques

Cannabis sativa est une espèce végétale dont l’utilisation est controversée en raison de la présence du tétrahydrocannabinol (THC) psychoactif [1]. Cependant, il produit également une autre molécule, le cannabidiol (CBD) aux diverses applications thérapeutiques. En effet, au CBD sont attribuées des propriétés analgésique, antiémétique ou encore anticonvulsivante, lui valant sa potentielle utilisation en tant qu’antiépileptique. Le CBD cible une catégorie de récepteurs récemment découverts : le récepteur GPR55 (RCPG, découvert en 1999) [2]. Parmi les propriétés anticonvulsivantes du CBD, les chercheurs se sont intéressés aux effets du CBD dans les épilepsies pharmacorésistantes dont le syndrome de Dravet [3]. Ce travail de thèse d’exercice de docteur en pharmacie [4] vise, au travers de la littérature scientifique, à évaluer la pertinence et le caractère innovant de cette nouvelle approche thérapeutique. Différentes études cliniques rendent des résultats concluants quant à son utilisation [5-6]. Les molécules issues du chanvre pourraient donc être une voie d’avenir pour la formulation de nouveaux traitements pour des maladies soignées actuellement de façon trop peu efficace.
1. Pacifico D. et al. 2006. Genetics and marker-assisted selection of the dhemotype in Cannabis sativa L. Mol Breeding17(3):257?68.
2. Sylantyev S. et al. 2013. Cannabinoid- and lysophosphatidylinositol-sensitive receptor GPR55 boosts neurotransmitter release at central synapses. Proc Natl Acad Sci 110(13):5193?8.
3. Arzimanoglou A. et al. 2020. Epilepsy and cannabidiol: a guide to treatment. Epileptic Disorders 22(1):1?14.
4. Soutadé M. 2020. Place du cannabidiol dans les épilepsies. Thèse d’exercice du diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie, Université de Montpellier. 148 p.
5. Anderson L.L. et al. 2019. Coadministered cannabidiol and clobazam: Preclinical evidence for both pharmacodynamic and pharmacokinetic interactions. Epilepsia 60(11):2224?34.
6 Devinsky O. et al. 2018. Randomized, dose-ranging safety trial of cannabidiol in Dravet syndrome. Neurology 90(14):e1204-e1211.

Interventions Psychologiques

Intervention informatisée pour l'amélioration des difficultés cognitives chez les femmes traitées pour un cancer du sein : étude pilote longitudinale interventionnelle COG-STIM-pilote

Contexte : Les troubles cognitifs liés au cancer sont un effet secondaire fréquent des traitements anticancéreux, avec des conséquences importantes sur la qualité de vie des patients. La stimulation cognitive et l’activité physique se sont avérées être les interventions les plus efficaces pour améliorer les troubles cognitifs. Toutefois, ces interventions sont difficiles à mettre en place en routine clinique. L’étude COG-STIM-pilote vise à évaluer la faisabilité d’une intervention multimodale informatisée à domicile proposant des séances d’activité physique adaptée (APA) et de stimulation cognitive, afin d’améliorer les plaintes cognitives de patientes traitées pour un cancer du sein.

Méthode/conception : Il est prévu d’inclure 20 patientes dans cette étude pilote interventionnelle. Les patientes présentant une plainte cognitive réaliseront à domicile, pendant 12 semaines un programme comportant 2 séances/semaine de stimulation cognitive sur un logiciel en ligne (HappyNeuron, 20min/séance), et 2 séances/semaine d’APA (Mooven, 30min/séance) encadrées en visio-conférence par un éducateur sportif spécialisé en APA. Le critère de jugement principal sera la réalisation de 70% du contenu du programme. L’impact de l’intervention sur la plainte cognitive (questionnaire FACT-Cog) et les performances cognitives objectives (logiciel CNS Vital Signs), ainsi que sur l’anxiété, la dépression, les troubles du sommeil, la fatigue et la satisfaction des patientes concernant l’intervention seront également évalués. Quatorze patiente/20 ont été incluses.

Discussion : Cette étude est un prérequis indispensable avant d’envisager une étude de plus grande ampleur (essai randomisé contrôlé multicentrique) visant à évaluer l’intérêt et l’efficacité d’une prise en charge cognitive informatisée combinée à des séances d’APA, moderne et facilement généralisable, auprès de patientes atteintes d’un cancer du sein, dans la perspective de réduire leur plainte cognitive. Cela permettra de mieux accompagner les patientes pour une réadaptation optimale à leur environnement de vie et ainsi que d’améliorer leur qualité de vie, particulièrement en face de la crise sanitaire actuelle.

Intérêts de l'utilisation d'une application numérique musicale par des psychologues sur le bien-être et la douleur en oncologie lors d'une HAD : étude de faisabilité

L’HAD s’inscrit dans une prise en charge globale afin d’améliorer qualité de vie et de prise en charge en diminuant les symptômes et en développant le bien-être. L’accompagnement psychologique des patients et de leurs proches peut s’appuyer sur des outils numériques permettant d’induire un état de relaxation et de produire une amélioration thérapeutique. L’application MUSIC CARE© a montré son efficacité dans différents contextes. L’objectif était d’évaluer son effet en HAD, lors d’interventions psychologiques, sur le bien-être et la douleur des usagers.
Ont été inclus patients et aidants accompagnés en HAD dans un contexte curatif ou palliatif. Le critère principal était le niveau de bien-être et le critère secondaire était la douleur (?3), évalués par deux échelles numériques avant et après l’utilisation de MUSIC CARE©. Les commentaires des participants ont été colligés.
Au total, 42 patients et 29 aidants ont participé à l’étude. Les interventions ont concerné des patients en situations curatives (n=30) et palliatives (n=41). La moyenne d’âge de l’échantillon final est de 60 ans (n=71).
Les résultats montrent une augmentation de 82% du niveau de bien-être chez les patients (p<.001). Il existe une augmentation chez les aidants de 134% (p<.001). L’augmentation du score de bien-être de l’échantillon global est de 97% (p<.001). Chez les patients, on observe une baisse de 44% (p<.001) du niveau ressenti de douleurs. Les commentaires des participants ont été positifs évoquant l’apaisement et le contrôle des symptômes.
Les résultats de cette étude de faisabilité montrent un intérêt de l’utilisation de MUSIC CARE© par les psychologues lors d’une HAD. Cette étude présente des limites qui nécessitent une étude contrôlée et randomisée pour confirmer ces résultats. Le déploiement d’interventions non médicamenteuses favorisant le bien-être permettrait de développer les ressources des individus
et de renforcer leurs stratégies de coping.

La respiration une INM du quotidien : des mécanismes d'action aux modalités d'entraînement

La respiration est une fonction bien particulière : comme l’activité cardiaque, elle est automatique, fonctionne jour et nuit en continu, et est autorégulée. Elle permet par ses cycles successifs (i) de fournir de l’oxygène aux cellules afin de soutenir l’ensemble des fonctions de l’organisme et (ii) d’éliminer le dioxyde de carbone résiduel toxique pour l’organisme. Outre son aspect vital, la respiration exerce un pouvoir sur les émotions, et réciproquement. Cette interaction est liée au double contrôle de la respiration : le tronc cérébral assure le pilotage automatique et inconscient de la respiration, tandis que des régions corticales et limbiques peuvent prendre le dessus et imposer un rythme respiratoire particulier qui influence, en retour, le fonctionnement cérébral et notamment les processus cognitifs émotionnels. Ce contrôle cortico-limbique renvoie à la respiration dite « comportementale » qui peut être entrainée pour améliorer notre santé et, au-delà, notre bien-être et notre efficacité au quotidien. Des programmes adaptés de respiration comportementale pourraient ainsi avoir un impact bénéfique au long terme sur la santé mentale au sens large et sur les performances individuelles.Dans le cadre de notre présentation, nous préciserons, dans un premier temps, les mécanismes sous tendant la respiration comportementale et décrirons, dans un second temps, comment par le biais du contrôle volontaire respiratoire, et d’un entraînement régulier, nous pouvons utiliser la respiration pour optimiser notre fonction psychique, cognitive et notre santé. Nous présenterons enfin le projet « Aircoach » qui vise à développer et tester une application proposant différents exercices de respiration sélectionnés pour les bénéfices psycho-cognitifs qu’ils peuvent apporter et intégrant un feedback physiologique basé sur l’utilisation d’une technologie de monitoring innovante (webcam du smartphone).

Méthodologie

Analyse de 90 000 consultations réservées sur medoucine.com : intérêt et satisfaction du public en vie réelle pour les pratiques de santé complémentaires

Les pratiques complémentaires (ostéopathie, hypnose, sophrologie, naturopathie, réflexologie, shatsu etc) sont de plus en plus utilisées par le public tandis que les preuves de leur efficacité restent souvent critiquées pour leur faiblesse méthodologique.
Les études en vie réelle étant de plus en plus utilisées pour évaluer la pertinence d’une intervention, nous présenterons dans la continuité des posters présentés en 2019 et 2020 à la conférence de l’ICEPS une analyse des consultations réservées et avis recueillis sur l’année 2020 via la plateforme medoucine.com.
Grâce à une communauté de 1000 thérapeutes sélectionnés sur leurs formations et leur réputation, medoucine.com propose en effet une prise de rdv en ligne et un recueil d’avis qui nous permet de faire des analyses dont le poids continue de grandir (environ 90 000 consultations confirmées sur la plateforme en 2020)
L’analyse de ces réservations nous permet de présenter sur une cohorte quantitative l’utilisation en vie réelle des pratiques (quelles pratiques pour quelles problématiques) et l’intérêt que trouvent les utilisateurs vis-à-vis de ces interventions (recommandation de la consultation le soir du rdv, et impact ressenti sur la santé 30 jours après une consultation).
Nous présentons également une comparaison de ces données avec celles recueillies en 2019, pour voir si la demande des personnes évolue sur l’année 2020 marquée par l’émergence du Covid.
Cette analyse permettra ainsi d’avoir une vue en vie réelle de l’usage de ces pratiques par le public et des bénéfices qu’il trouve à la consultation de professionnels du domaine.

Recherche-action participative ciblée sur la santé des adolescentes et des femmes jeunes, souffrant d'algies pelviennes chroniques.

La 3e cause de mortalité en France incombe à la iatrogènie médicamenteuse. 1 français sur 2 consomme quotidiennement des médicaments et 3 sur 10 pluri-quotidiennement. A la lumière de ce contexte, nous nous intéressons à la santé altérée des jeunes femmes : 63 % des 12-24 ans sont en effet atteintes d’algies pelviennes chroniques, souvent associées à une modulation de la nociception, à une composante neuropathique (inflammation) ou une endométriose. Culturellement sous-estimées, ces douleurs entraînent une errance diagnostique et un “nomadisme” médical, induisent une surconsommation de soins associés à un risque élevé d’interactions médicamenteuses.  Avec ces douleurs chroniques, un fardeau conséquent pèse sur leur qualité de vie actuelle et aussi future : absentéisme scolaire, impact social et familial, inégalité des chances. Or, dans l’amélioration de la santé du malade chronique, des études récentes montrent que les interventions non médicamenteuses sont essentielles pour alléger ce fardeau et que la santé du patient chronique est largement améliorée quand la coopération des acteurs de santé permet un accompagnement adéquat, en particulier lorsque le patient est engagé, actif et responsable. Un pilote coordonné et participatif a été établi entre différents acteurs : INSERM, INRA, pharmacies partenaires, Kalya-santé, Simplelab, citoyens. Cette recherche-action vise l’inscription volontaire des patientes sur une e-plateforme dédiée qui permettra :
un accès à un programme personnalisé et évolutif,
une ré-appropriation de connaissances et de son parcours de soin par la jeune-fille ou jeune-femme;
une analyse en continue des données collectées, l’évaluation des ordonnances, l’efficacité et l’innocuité d’INM;
la facilitation de leur adhésion et de celles des soignants;
l’amélioration des connaissances sur les APC;
Cette stratégie coordonnée d’interventions non médicamenteuses élémentaires et numériques, de soins intégrés et évolutifs, grâce à une validation continue des connaissances, permettra d’élargir les modalités d’intégration des INM et évaluer la reproductibilité sur d’autres cohortes.

POTENTIEL ANTIOXYDANT DES BANANES CAVENDISH ET PLANTAINS DE GUINEE

La banane possède un potentiel de valorisation inexploité en termes de propriétés biologiques. Ce travail consistait à évaluer les activités antioxydantes de la banane cavendish ainsi que  du plantain de Guinée.
Pour l’extraction, des lots de pulpe et de peau ont été lyophilisés, broyés et délipidés au Soxhlet avec de l’hexane. La pâte délipidée, séchée a été macérée  avec un solvant mixte polaire (400 ml d’éthanol, 95 ml d’eau distillée et 5 ml d’acide acétique). Le surnageant hydroalcoolique a été centrifugé,  filtré avant l’évaporation donnant l’extrait aqueux, qui  a été congélé et lyophilisé pour obtenir l’extrait sec.
Le dosage des polyphénols totaux  a été réalisé par la méthode de Folin Ciacalteu. Les extraits ont été dilués dans le DMSO (1mg/ml).
Le pouvoir antioxydant a été évalué  par les méthodes  DPPH et ORAC. La méthode DPPH a été réalisée en diluant 1mg d’extrait/1ml de DMSO et repris dans 1ml d’éthanol. Par l’ORAC, les échantillons ont été solubilisés dans le DMSO (1 mg/ml). Une solution à 50µg/ml a été préparée dans une solution de tampon phosphate. Pour les 2 méthodes, le trolox a été utilisé pour établir la gamme d’étalonnage, l’extrait de romarin et l’acide chlorogénique comme  témoins positifs.
Le dosage des contenus en polyphénols a montré que la peau de plantain présente une teneur de 35,18 µg EAG/mg MS, légèrement supérieure à celles des autres extraits testés.
Les méthodes DPPH et ORAC ont montré que la peau de plantain a une activité antioxydante plus marquée que les autres extraits avec respectivement 40,39 et 1,36 µmol TE/gMS.
En conclusion, l’extrait de peau de plantain aurait la meilleure activité antioxydante en corrélation avec le contenu polyphénolique.
Acronyme
DMSO: Diméthylsulfoxyde
EGA : équivalent acide gallique
ORAC: Oxygen Radical Absorbance Capacity
DPPH: 2,2-diphényl-1-picrylhydrazyle
TE: Equivalent Trolox
MS: Matière sèche

La photographie comme support de soin à l'hôpital : Etude exploratoire REGARDH : REGARd et Humanisation des soins dans le hanDicap Acquis

Le projet « REGARd et Humanisation des soins dans le hanDicap Acquis » a été mis en place par la photographe Valérie Hue au sein du service de « Soins de suite et de réadaptation et de soins longue durée (SSR/SLD) » du Pr Sophie Dupont à l’Hôpital La Pitié Salpetrière. Son but est l’amélioration de la qualité de vie des acteurs du soin : patient, soignant, entourage. Il fait les hypothèses que (i) l’amélioration de la qualité de vie passe par les échanges de regards conscientisés autour de la photographie, (ii) la valorisation et la reconnaissance des compétences des soignants ainsi que la meilleure représentation du parcours de vie des patients souffrants représentent des 2 médiateurs. Ce projet a inclus  250 personnes, dont 30 patients, durant les premiers mois tests. La méthodologie utilisée est celle d’Accompagnimage® qui propose aux patients la réalisation d’un carnet de bord photographique comme intermédiaire entre leur vécu émotionnel, leur expérience du quotidien et les compétences des professionnels qui les soignent. 31 entretiens de recherches ont été menés. Ils ont été analysés qualitativement avec l’outil de théorisation ancrée de Pierre Paillé et quantitativement par analyse lexicométrique via le logiciel Iramuteq. Les résultats montrent que la photographie est un support de soin, catalyseur d’échanges et de liens entre les patients, leurs familles et les acteurs du soin , donnant accès à une meilleure compréhension des réalités sociales observées.

Evaluation des effets physiologiques et psychologiques des dispositifs de relaxation rapide: une étude pilote

Dans les sociétés développées, le nombre de personnes diagnostiquées avec des maladies chroniques liées au stress a augmenté ces dernières années. Pour répondre à la demande croissante de détente et de bien-être, plusieurs entreprises ont développé des installations de détente à utiliser dans des locaux commerciaux ou dans des lieux publics. Les effets de ces dispositifs sur les paramètres physiologiques et psychologiques n’ont pas encore été testés scientifiquement. Cette étude pilote (N = 40) évalue les variations de 4 paramètres physiologiques et 11 paramètres psychologiques sur quatre groupes différents, trois d’entre eux utilisant un autre appareil de relaxation sensorielle par immersion rapide (15 minutes) et un groupe témoin sans appareil. L’objectif de l’étude était d’identifier les paramètres psychologiques et psychologiques d’intérêt et d’étudier les effets des appareils sur ces paramètres. Les paramètres physiologiques mesurés comprenaient la fréquence cardiaque, la pression artérielle, la SpO2 et la posture. Les paramètres psychologiques comprenaient une enquête sur l’anxiété et quatre échelles numériques pour évaluer le bien-être, le gain d’énergie et la relaxation musculaire et nerveuse subjective. Nous avons également utilisé des tests cognitifs et des rapports verbatim. Nous avons de plus étudié les variations des paramètres de la voix. Enfin, nous avons fait des mesures de plusiers paramètres durant la relaxation (EEG, variabilité cardiaque, rythme respiratoire). Nous avons identifié des paramètres physiologiques et psychologiques significatifs pouvant être utiles pour évaluer les dispositifs de relaxation rapide (notamment la pression artérielle moyenne, la posture, la relaxation musculaire et nerveuse subjective et certains résultats des tests cognitifs). Fait intéressant, les variations des paramètres différaient entre les groupes. Cette étude ouvre la voie à une analyse plus approfondie des dispositifs de relaxation qui peuvent s’avérer utiles dans des environnements stressants. Chaque appareil pourrait particulièrement aider des utilisateurs spécifiques, en fonction de leurs besoins.

L'Acupression Auriculaire (AA) dans la gestion des Troubles de l'Anxiété

Mon étude observationnelle porte sur trois cas présentant des troubles sérieux de l’anxiété, de dépression et d’exposition au Burn-out.
L’objectif était d’évaluer l’Anxiété chez ces personnes et les troubles liés : fatigue, troubles du sommeil, irritabilité, maux de tête, douleurs et tensions musculaires parfois généralisées dans tout le corps, difficultés de concentration, inconfort abdominal.
Plusieurs échelles d’évaluation ont été renseignée durant les cinq séances de suivi : de l’Anxiété, de la Dépression et au burn-out ainsi que la verbalisation de l’état général de ces cas avant et après séance.
La méthode d’Acupression Auriculaire (AA) utilisée se concentre sur une action sur le pavillon de l’oreille. Plusieurs points dits “maitres” ont été sélectionnés et la pression sur ceux-ci s’est faite avec l’aide d’une canne de verre bleue, matériel médical Sedatelec.
L’Acupression auriculaire a des effets dans l’aide apportée aux gens angoissés, anxieux ou stressés. Son utilité est constatée pour soulager les douleurs musculaires et les troubles fonctionnels digestifs ou hormonaux.
Les effets positifs sont très rapides à l’issue de la séance. Dans les trois cas d’étude sont rapportés un relâchement général du stress et des douleurs de manière significative et durable et une sensation immédiate de légèreté.
Les résultats sont : efficaces, rapides et durables et très encourageants même si pour certains les séances méritent d’être poursuivies pour une résultat plus significatif.

De la méconnaissance à la reconnaissance de la réflexologie et du métier de réflexologue

La réflexologie “à visée scientifique” a été développée par des médecins américains et européens ayant analysé le rôle des réflexes dans le système nerveux. De nombreuses études et ouvrages sur les “massages réflexes” ont été publiés depuis le début du XXe siècle. Les massages réflexes ont été longtemps pratiqués par des chiropracteurs, des ostéopathes et des kinésithérapeutes.
En France, les premiers “réflexologues” issus d’un milieu non médical, apparaissent dans les années 90. La pratique de la réflexologie est depuis tolérée, souvent sous-estimée, critiquée, et considérée comme une pratique de “simple” bien-être, sans fondement scientifique et clinique.
Elle obtient la reconnaissance professionnelle en 2015, par l’Arrêté du 17 juillet 2015 publié au Journal Officiel du 25 juillet 2015 portant enregistrement au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP).
L’Office national d’information sur les enseignements et les professions (ONISEP) référence en 2020 le métier de réflexologue dans le secteur professionnel : santé, social.
A ce jour, le métier de réflexologue RNCP n’est pas réglementé.
La réflexologie et les techniques réflexes en tant que des interventions non médicamenteuses prennent place dans la prévention et sont complémentaires dans l’accompagnement thérapeutique. Par leur approche globale, elles répondent parfaitement à la demande des personnes en recherche de mieux-être. L’évaluation de l’efficacité de la réflexologie dans la gestion du stress repose sur des études qualitatives et quantitatives.
La santé et le bien-être s’inscrivent dans une démarche d’aide et participent à la construction d’un écosystème qui répond à un besoin de notre société en pleine mutation et évolution. L’obtention du premier titre RNCP en 2015 a permis aux réflexologues certifiés RNCP de pouvoir évoluer dans différents secteurs, et plus particulièrement dans le secteur de la prévention à la santé.

Apport de l'Acupression Auriculaire dans les troubles d'anxiété chez des personnes ayant un déficit psychique, dans le cadre d'un ESAT

Introduction : L’acupression auriculaire, méthode développée par le Dr Yves Rouxeville est issue de l’Auriculothérapie (Paul Nogier, 1951). Le pavillon auriculaire a pour particularité d’avoir une innervation dense et variée, en majorité issue du tronc cérébral.
L’objectif de l’étude observationnelle en acupression auriculaire (AA) est de démontrer l’intérêt de cette méthode non invasive et ses effets dans l’anxiété chez des personnes ayant un déficit psychique avéré.
Matériel et méthode : Les sujets de l’étude ont été quatre volontaires (H/F) ayant un déficit psychique, âgés de 35 à 60 ans travaillant en Etablissement et Services d’Aide par le Travail (ESAT).
La méthode d’évaluation quantitative choisie pour cette étude portait sur l’autoévaluation du niveau de stress par une échelle analogique EVA de 0 à 10 (0 absence d’anxiété, 10 anxiété maximale).
La méthode d’évaluation qualitative portait sur un recueil oral de l’impression des participants à l’étude et de l’équipe encadrante sur leur état entre chaque séance.
Le matériel utilisé a été un bâtonnet de verre Sedatelec ® (dispositif médical reconnu CE).
Cinq séances ont été effectuées pour cette étude observationnelle avec une fréquence d’une séance par semaine pendant quatre semaines, la cinquième deux semaines après.
Les résultats observés démontrent une baisse de 50% du niveau de stress et d’anxiété entre la 1e et la 5e séance.
Les participants à l’étude disent avoir des améliorations dans leur qualité de vie au quotidien : meilleur contrôle de leurs émotions, prise de recul, moins de crispations. Les encadrants ont observé une nette amélioration de l’état de tension nerveuse chez les participants aussi bien dans la vie en collectivité qu’à leur poste de travail. Conclusion : ?La diminution moyenne du niveau d’anxiété est significative. L’étude démontre également une amélioration sur certains domaines de la qualité de vie pour chacun des sujets.

Étude observationnelle (cohorte, étude de cas...)|Étude interventionnelle (essai clinique, revue systématique...)

90% des patients embarqués dans nos études scientifiques pour les CHU déclarent avoir recours aux INM. Pourtant, ils confessent avoir manqué de repères et de conseils pour s’orienter vers les bonnes pratiques et les bons professionnels pour répondre à leurs besoins et enrichir leur parcours de soins.
En réponse, nous avons développé une solution qui permet de suggérer des INM aux patients de manière ultra-personnalisée. Nos algorithmes prennent en considération la preuve du SMR (études scientifiques à jour dans PubMed), le retour d’expérience des patients (évaluations, avis) et le profil du patient.
Nous avons également intégrer l’évaluation des INM dans les études scientifiques que nous menons pour le compte des CHU autour de la qualité de vie pour en mesurer l’impact et l’acceptation des traitements.
En même temps, la plateforme aide les professionnels à communiquer auprès des patients et à développer la reconnaissances INM.
Ainsi, nos résultats de recherche font correspondre les “besoins clients” (stress…), les INM et les professionnels qui souhaitent communiquer auprès des patients sur la valeur-ajoutée de leurs pratiques et des INM en général.

Copyright 2020 MY WAY EVENT. All rights reserved