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Présentation de l’enquête internationale « Votre expérience du Covid-19 »

Le Dr Merlin Willcox a lancé avec le Dr Bertrand Graz et Joelle Houriet ainsi qu’une équipe de médecins et de chercheurs en santé d’universités de différents pays (e.g., Angleterre, Suisse, Italie, Suède, Brésil, Chine) une enquête internationale pour savoir ce que les gens ont fait pour se traiter et protéger de la COVID19. Toutes les formes de pratiques de santé sont recensées, ainsi que la clinique (apparition de la maladie, évolution), ce qui permet d’étudier les corrélations entre traitement et résultat. Ce travail de recherche vise ainsi à faire ressortir des indices d’efficacité, pour contribuer à la lutte contre une pandémie qui a touché la planète entière.

Evaluer les interventions non médicamenteuses : une nécessité. Pourquoi ? Comment ?

Lorsque certains médicaments ont été découverts, comme les premiers antibiotiques ou l’insuline, il n’a pas fallu longtemps ni faire des études compliquées pour en observer l’efficacité et l’intérêt thérapeutique : avant beaucoup de patients mourraient. Après, ils survivaient. Mais ces révolutions thérapeutiques sont rares. La plupart des progrès apportés par de nouvelles molécules sont limités et nécessitent de recourir à des conditions expérimentales précises pour en apprécier l’efficacité et montrer que l’effet observé est bien lié au médicament lui-même et pas aux nombreux autres facteurs qui interviennent dans le résultat thérapeutique : évolution spontanée de la maladie, qualité de la relation soignant-soigné, effet placebo… C’est ainsi que sont apparues la nécessité de développer des méthodologies d’évaluation adaptées et rigoureuses et la notion de médecine basée sur les preuves, ce qui a d’ailleurs, incontestablement, permis à la médecine de faire des progrès considérables en termes d’amélioration de la qualité des soins. Cependant, le modèle médicamenteux étant devenu depuis la seconde guerre mondiale, le modèle très dominant de la thérapeutique, le modèle d’évaluation développé pour les médicaments est également devenu la référence pour toutes les interventions à visée thérapeutique. Ceci a abouti à 2 problèmes. (1) On a tendance à confondre évaluation des thérapeutiques et traitement des patients alors que la thérapeutique est certes basée sur les preuves apportées par les études cliniques, mais prend en compte bien d’autres facteurs, notamment le patient, son profil et ses choix, et l’expérience clinique. (2) On considère que toute évaluation devrait être faite selon les règles définies pour le médicament. Ces 2 points sont à l’origine de la plupart des malentendus actuels en ce qui concerne l’évaluation des thérapeutiques non médicamenteuses. Pourtant, des interventions non médicamenteuses à visée thérapeutique font, depuis plusieurs décennies l’objet d’études de qualité et sont parfaitement reconnues, qu’il s’agisse de travaux en chirurgie ou portant sur les psychothérapies par exemple. Ainsi, toute INM doit être évaluée dans un cadre scientifique avec une méthodologie adaptée. C’est la condition pour différencier les interventions utiles à la santé des patients et celles qui sont hors de ce champ. Ceci amène à aborder le deuxième aspect qui est celui de la nécessaire adaptation des méthodologies en fonction de l’objectif de recherche et des spécificités de l’intervention à évaluer. Il est évident que beaucoup d’INM ne peuvent pas être évaluée en comparaison au sacro-saint placebo, mais ce n’est pas une condition de la médecine basée sur les preuves contrairement à ce qui est encore trop souvent affirmé. Un haut niveau de preuve peut être abordé par d’autres méthodologies, qu’elles soient quantitatives, qualitatives ou de plus en plus souvent mixtes. La véritable difficulté est plutôt de bien définir la question de recherche. Ceci implique aussi des réflexions dans d’autres champs que le strict champ médical : éthique, sciences humaines et sociales… Cette recherche sur les INM n’est pas aussi faible qu’on le croit. En y regardant bien, il existe beaucoup d’études, mais qui souffrent de deux maux : elles sont encore trop souvent de qualité médiocre, ce qui nuit à leur image et crédibilité, et elles sont peu visibles. Nous avons donc devant nous un travail considérable pour améliorer l’évaluation des INM, trier le bon grain de l’ivraie, rendre visibles les travaux de qualité, préciser le service rendu aux patients et la place des interventions correctement évaluées et leur intégration dans les parcours de soins des patients.

Méthodes d’utilisation du placebo et de la mise en aveugle des essais cliniques pour les thérapies physiques, psychologiques et d’auto-gestion pour la douleur : une revue systématique avec méta-analyse

La mise en aveugle est difficile dans les essais randomisés contrôlés (ERC) pour les interventions physiques, psychologiques et d’autogestion dans la prise en charge de la douleur. Ceci est principalement dû à la complexité et à la nature participative de ces interventions. En l’absence de standards pour le développement, le test et la mise en place de méthodes placebo, celles-ci sont très variables et contribuent souvent à la faible validité interne des essais.
Les ERC sur la douleur clinique avec des groupes placebo/sham ont été cherchés sur douze bases de données. Deux chercheurs ont indépendamment sélectionné les articles et extrait les données. L’extraction était centrée sur les caractéristiques des ERC, les méthodes placebo décrites et leur similarité à l’intervention testée. Les risques de biais ont été évalués afin de pouvoir analyser les corrélations entre les méthodes placebo utilisées et les tailles d’effet observées.
10’766 références publiées entre 2008 et Juin 2020 ont été examinées et 178 ERC inclus (14,870 patients). 50 étaient décrits uniquement qualitativement dû à leur faible taille d’échantillon ou à l’intention de tester des méthodes placebo. La douleur chronique était la condition la plus testée et plus de la moitié concernait la thérapie manuelle. L’analyse est en cours et sera terminée en mars.
C’est la première fois que des preuves quantitatives seront fournies en faveur ou défaveur de l’emploi de diverse méthode de mise en aveugle incluant le rôle de la ressemblance entre les traitements étudiés et les interventions contrôles. Ces résultats ont le potentiel de changer la conception des ERC et pourraient être utilisé dans un cadre informationnel de recommandation de bonne pratique.

Interventions psychosociales et maladie d’Alzheimer : un guide pratique pour mieux connaître et mieux comprendre les interventions proposées aux personnes âgées vivant avec des troubles cognitifs

Les interventions non-médicamenteuses telles que les interventions psychosociales sont au centre de l’accompagnement des personnes âgées vivant avec des troubles cognitifs. Ces interventions sont parfois proposées de manière hasardeuse ou par effet de mode sans réellement prendre en compte les besoins et les difficultés des personnes âgées vivant avec des troubles cognitifs.
Le manque de connaissances et/ou de formations spécifiques ne permet pas toujours de cibler et de proposer des interventions adaptées. De plus, l’hétérogénéité de mise en œuvre ne permet pas une comparaison pertinente des effets observés dans les études scientifiques.
Partant de constat, la Fondation Médéric Alzheimer a décidé de proposer un guide pratique collaboratif pour présenter les spécificités théoriques et pratiques de certaines interventions. Une enquête auprès de 18 professionnels a confirmé le besoin d’un tel guide pour mieux connaître les interventions qui existent, mieux les choisir et mieux identifier les compétences professionnelles requises et les besoins matériels nécessaires.
Après une recherche sur les interventions les plus courantes auprès des personnes âgées vivant avec des troubles cognitifs, dix interventions ayant fait l’objet de revues de littérature dans la Cochrane ont été sélectionnées. Pour chaque intervention, des experts ont été identifiés et contactés pour savoir s’ils accepteraient de rédiger une fiche. Chaque fiche contient une présentation de l’intervention (dénominations, définition et fondements), les bases théoriques (processus sollicités et corrélats neurophysiologiques), les évaluations scientifiques, le coût-efficacité, des conseils pratiques de mise en œuvre et les formations et connaissances requises. Chaque fiche pourra être téléchargée séparément tout comme des versions vulgarisées des fiches
destinées aux personnes malades et à leurs aidants. Ce guide ne se substitue pas aux formations requises pour délivrer ces interventions mais sera utile pour les déployer et cibler les plus adaptées aux besoins des personnes âgées vivant avec des troubles cognitifs.

La photographie comme support de soin à l’hôpital : Etude exploratoire REGARDH : REGARd et Humanisation des soins dans le hanDicap Acquis

Le projet « REGARd et Humanisation des soins dans le hanDicap Acquis » a été mis en place par la photographe Valérie Hue au sein du service de « Soins de suite et de réadaptation et de soins longue durée (SSR/SLD) » du Pr Sophie Dupont à l’Hôpital La Pitié Salpetrière. Son but est l’amélioration de la qualité de vie des acteurs du soin : patient, soignant, entourage. Il fait les
hypothèses que l’amélioration de la qualité de vie passe par les échanges de regards conscientisés autour de la photographie, la valorisation et la reconnaissance des compétences des soignants ainsi que la meilleure représentation du parcours de vie des patients souffrants représentent des 2 médiateurs. Ce projet a inclus 250 personnes, dont 30 patients, durant les premiers mois
tests. La méthodologie utilisée est celle d’Accompagnimage® qui propose aux patients la réalisation d’un carnet de bord photographique comme intermédiaire entre leur vécu émotionnel, leur expérience du quotidien et les compétences des professionnels qui les soignent. 31 entretiens de recherches ont été menés. Ils ont été analysés qualitativement avec l’outil de théorisation ancrée de Pierre Paillé et quantitativement par analyse lexicométrique via le logiciel Iramuteq. Les résultats montrent que la photographie est un support de soin, catalyseur d’échanges et de liens entre les patients, leurs familles et les acteurs du soin , donnant accès à une meilleure compréhension des réalités sociales observées.

Expériences des INM pour promouvoir leur suivi, leur adaptation et leur évaluation

L’« Interactivité pour Agir » est devenue un processus essentiel de la prévention qui, par le biais du numérique peut, plus facilement, associer une appréciation de son efficacité. Voilà pourquoi chacune de ces actions devrait associer un suivi pour une évaluation, tant pour guider les intervenants dans l’adaptation des INM que pour les seniors à prendre acte du progrès de leur « capital santé ». Des échanges « on-line », par courriels, permettraient le recueil de données sollicitées sous forme de questionnaires, demain par les résultats de « mesures » d’objets connectés avec, en point de mire, le difficile mais nécessaire challenge de l’adaptation des actes de prévention à chacun. Le point fort d’ARCOPRED est d’aller sur le terrain et de pouvoir
recueillir quantité d’informations et de précieuses données. Son point faible est l’absence de moyens, ni l’objectif de traiter ces données. Si nous constatons les apports au « capital santé » grâce à certaines INM, d’autres doivent être évaluées sur un plus grand nombre de pratiquants et durant assez de temps. Un partenariat avec, des équipes universitaires, le milieu médical et autres promoteurs de santé, est incontournable. Il permettra de valoriser les données recueillies et à confirmer les bienfaits de santé … et par ailleurs leurs conséquences économiques. Si la prévention, notamment des séniors, est devenue pour les pouvoirs publics, les mutuelles, une priorité de Santé Publique, elle garde un coût. Légitimement un jour viendra où pour être retenus pour des « appels d’offres », ou obtenir des subventions, de quels organismes qu’ils soient, il faudra faire preuve de l’efficacité de nos interventions.
ARCOPRED, pour les valoriser et confirmer son expérience de plus de dix ans, est prête à examiner les propositions de collaborations.

Obstacles et facilitateurs de l’intégration de l’ostéopathie dans les milieux interdisciplinaires

Le but de cette étude est d’identifier les facteurs qui affectent et facilitent le succès de l’intégration de l’ostéopathie dans les soins de santé , en particulier dans les milieux interdisciplinaires. Nous utilisons une méthologie qualitative afin de recueillir les expériences des professionnels de soins de santé en Belgique Francophone. Des entretiens individuels et des focus groups ont été organisé auprès de médecins généralistes, ostéopathes, kinésithérapeutes, infirmières, de médecins spécialistes, d’accueillant de structures et de thérapeutes complémentaires. La grille d’entretien suivait les thèmes suivants: “la place de l’ostéopathie”, “la collaboration”, “l’intégration”. Résultats: La confiance, la définition des compétences, le développement d’enseignements de qualités et interdisciplinaires, la participation à des congrès et séminaires, et les résultats cliniques rapportés, constituent des facilitateurs à l’intégration de l’ostéopathie dans les structures interdisciplinaires. Le développement de dispensaires ou la participation financière des maisons médicales sont des stratégies ayant permis cette intégration, en rendant ces soins accessibles. Les principaux obstacles sont financiers, organisationnels et collaboratifs : des compétences floues, un manque de communication et des lacunes dans les enseignements des différentes professions médicales. Les mauvaises expériences des soignants ou leurs préjugés ainsi que le peu de preuves scientifiques ont aussi été rapportés, par certains professionnels, comme étant des obstacles importants. Les participants ont également décrit divers avantages de cette intégration: une meilleure accessibilité pour des personnes vulnérables, une communication simplifiée avec un enrichissement mutuel des professionnels, ainsi qu’une meilleure qualité de diagnostic et de traitement.
Actuellement en Belgique, l’ostéopathie s’intègre dans divers niveaux de soin malgré le manque d’une reconnaissance politique de la profession. Toutefois cette intégration semble freinée par différents obstacles qui pourraient être minimisés par le développement de la recherche scientifique en ostéopathie, par une volonté politique et organisationnelle rendant l’ostéopathie accessible financièrement, ainsi que par le développement d’un enseignement collaboratif et de qualité

Approche intégrative des maladies chroniques. De la physiologie à la synergie thérapeutique les INM en prévention

Les maladies chroniques ont émergé comme une menace significative de la santé et une épidémie en augmentation statistique avec l’âge ..
La P4medecine étayée des outils diagnostics du modèle biopsychosocial et le meilleur de la MTC peut transformer l évolution en particulier dans la prévention des maladies liées au vieillissement Les données émergentes épigénétiques montrent que les INM sont des approches valides dans les traitements des maladies chroniques à égalité avec les traitements allopathiques en termes d’objectifs et risques .En fait, ces approches se sont avérées supérieures à certains traitements conventionnels car ils ont tendance à ne pas susciter des effets secondaires graves.
Les variations génétiques peuvent moduler la réponse au traitement, tout comme les différences interindividuelles de la flore bactérienne dans le tube digestif humain.
Les progrès rapides dans la compréhension de l’interaction microbienne hôte ont redéfini la pharmacocinétique du métabolisme des médicaments, permettant d’améliorer la prise en charge des utilisateurs de médicaments (ab), et d’améliorer la réponse dans les situations chroniques. Il pourrait être intéressant de regarder les modifications quantitatives et qualitatives résultant de interventions uniques ou associant des INM pour tester davantage leur efficacité et leur sécurité, ainsi que d’improviser sur des stratégies thérapeutiques déjà existantes pour prévenir ou guérir les maladies et les incapacités Illustré par diverses situations cliniques, l’objectif est de réfléchir les synergies et les mécanismes d’action des traitements afin d’améliorer la qualité de vie, de réduire le besoin en xénobiotiques et en conséquence les effets secondaires participant aux cercles vicieux de la chronicité. L’impératif actuel est de déterminer ce qui fonctionne le mieux dans quelles conditions.

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